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FORMATION ADULTE
CS caprin, une formation dans le concret

 En France, six centres de formation dispensent un CS Caprin. Celui du CFA Naturapolis, basé au Blanc, est le seul en région Centre-Val de Loire et spécialisé en conduite de cheptel et fromagerie. Une formation plébiscitée par des apprenants de tous âges et de tous horizons.

En plus de leur formation, les apprenants participent aux épreuves de pointage caprin et au challenge inter-lycées au Salon de l'agriculture.
En plus de leur formation, les apprenants participent aux épreuves de pointage caprin et au challenge inter-lycées au Salon de l'agriculture.
© Naturapolis

Située en plein cœur de l’AOP pouligny-saint-pierre, la ferme des Âges et le CS Caprin qu’elle abrite rayonnent en région Centre-Val de Loire et dans les régions voisines.

 

Des intervenants éleveurs

Outre le fait de dispenser une formation solide en fromagerie, le CS Caprin fonctionne « avec uniquement des intervenants professionnels, à l’exception d’une formatrice. Ils sont soit conseillers de la chambre d’agriculture, tels que Florence Piedhault, conseillère caprin, ou encore Louis Thomas, conseiller bâtiment, soit éleveurs comme Oliver Barniers ou encore Benoît Denis, pour ne citer qu’eux. Tous, dans leur domaine, sont des locomotives. Ils ont un discours à la fois formateur et ultra parlant pour les apprenants, car ils abordent des cas concrets et partagent leur quotidien d’éleveurs », développe Paloma Tessier, coordinatrice du CS Caprin.

De mi-novembre à mi-mai, les apprenants alternent entre semaines de cours et semaines d’apprentissage (sous contrat d’un an) ou stages. « En tout, ce sont 416 heures de cours sur les chèvres, dont 16 heures de prérequis sur l’anatomie de l’animal, afin que tous les apprenants aient le même degré d’information, et 100 heures en fromagerie », détaille la coordinatrice.

Pour sa part, elle est la seule formatrice de l’équipe et enseigne la reproduction caprine. Titulaire d’un CS Caprin effectué au CFPPA Olivier de Serres en Ardèche, une formation très axée sur le pâturage, et ancienne salariée agricole d'une exploitation caprine, elle transmet aux apprenants ce que « j’ai appris lors de ma formation et lorsque j’étais salariée. Afin d’aller plus loin, je potasse beaucoup et échange avec les éleveurs intervenants. Les apprenants, en partageant leur expérience en entreprise, sont également vecteurs de savoir. Aux Âges, on est sur la transmission de savoir à tous les niveaux, ce qui est très enrichissant », estime-t-elle.

La formation dispensée par le CS leur permet d’avoir des postes à responsabilités

 

Des profils et projets variés

Pour intégrer le CS Caprin, il faut au minimum avoir un diplôme agricole de niveau 4 ou un BPREA en cas de réorientation, être âgé de 18 ans ou plus, ou disposer d’une VAE pour faire reconnaître l’expérience agricole acquise en salariat, et avoir réalisé un entretien de positionnement.

Sur les seize apprenants, nombreux sont ceux ayant un BTS Production animale ou un BTS ACSE. « Nous avons des BPREA et une jeune ayant fait une licence en fromagerie. Comme les profils, les âges varient entre 19 et 49 ans », complète Paloma Tessier. Les lieux d’apprentissage ou de stages se trouvent dans l’Indre, mais également en Indre-et-Loire, en Creuse et dans l’Yonne. « On les incite à aller voir le plus de systèmes possibles, à aller voir ailleurs, à sortir des structures familiales ou des exploitations voisines », ajoute-t-elle.

En début de formation, la plupart des apprenants ambitionnent de s’installer une fois le CS en poche. « Puis, au fur et à mesure, une partie envisage de se tourner vers le salariat en tant qu’ouvrier spécialisé en élevage ou en laiterie/fromagerie pendant 4 à 5 ans, pour faire leurs armes, constate la coordinatrice. La formation dispensée par le CS leur permet d’obtenir des postes à responsabilités et de faire preuve d’une grande autonomie ».

La filière caprine séduit toujours autant année après année. Selon Paloma Tessier, cela réside dans le fait que « dans le cadre d’une réorientation, il y a moins d'appréhension face à l’animal de petit gabarit. De plus, la transformation fromagère permet une valorisation de sa production avec une commercialisation rapide, et les prix du lait et des fromages sont intéressants ». Autre aspect non négligeable : il faut peu de foncier, ce qui est plus accessible. « Par conséquent, l’investissement de départ est moindre », conclut-elle. 

 

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